JANE_DOE 22 @ GALERIE RABOUAN MOUSSION
Du 29 avril au 1er juin 2013, la galerie Rabouan Moussion expose les réalisations de Dimitri ARNAOUDOV, Native MAQARI et SAEIO. Avec "Jane_Doe 22", ces trois graffeurs proposent au spectateur une approche inédite du graffiti. Ici, point de graffs ou de tags sur toile, mais des oeuvres et installations qui sont la retranscription d'une ambiance, des zones de silence et des souvenirs de leurs escapades graffiti.
Le spectateur pénètre dans la galerie par une grille de fer qui ouvre sur un espace transformé en un jardin obscur où les murs noirs et le sol recouvert de copeaux étouffant les bruits de pas invitent au recueuillement. Guidé seulement par des caissons de bois lumineux emplis d'objets usées par le temps, le visiteur approche ces boites à souvenirs comme autant de vestiges de vies passées.
L'obscurité force le regard à s'habituer à cette luminosité de la même manière que les trois artistes forcent le spectateur à pénétrer dans une autre dimension artistique où l'art se fait organique. Nous découvrons en effet que ces caissons ne renferment pas la mort mais des restes de vie : tasseaux de bois, mousse sur chaussure, rouille sur serrure de fer, tissus, autant de matières organiques sources d'énergie, d'éléments nutritifs participant à l'élaboration du sol et de la vie.
"Jane_Doe 22" situe la démarche des trois artistes au niveau du phénomène transitoire de la décomposition et de la reconstruction. Ces bribes de vies inconnues, sans nom et donc universelles, conservent les traces d'histoires que le temps n'efface pas mais tranforme. Rouille, pourrissement ou détérioration chimique donnent une nouvelle vie aux objets et à la matière de la même manière que le temps et les tentatives d'effacement donnent aux graffitis une nouvelle finalité.
Par cette exposition, Dimitri ARNAOUDOV, Native MAQARI et SAEIO approchent de l'essence même du graffiti, de ce qui le fait naître, le matérialise et le détruit ... sans que l'effacement ne soit jamais définitif.
VAL DAN©2013
OPENING GALERIE ART BLOC
Au 58/62 rue Mouzaïa à Paris, l'ancien bâtiment de la DRASS accueille désormais près de 200 artistes en résidence sous l'appellation "LE BLOC". Cette transformation en un immense lieu de création et d'effervescence artistique démontre la dynamique du XIXème arrondissement parisien dans le soutien de la création contemporaine.
Véritable pépinière d'artistes, LE BLOC inaugure le 04 mai 2013 son espace galerie dirigée par Marty Mc Fly et dénommée Galerie Art Bloc. Si le lieu est de fait alternatif, il n'en est pas moins professionnel dans son accueil du public et dans la scénographie de l'exposition qui fait découvrir au visiteur la diversité des pratiques des résidents du BLOC et l'originalité de leurs créations : photographie, dessin, peinture, sculpture, tous les champs artistiques sont représentés avec une véritable exigence qualitative pour chacune des oeuvres exposées.
Avec ses 4 salles d'expositions, l'espace galerie présente un éventail des travaux d'artistes tels que SEE, EYONE, FREZ, PIMAX, ANTI, DAM'S, COST, YOSH, DOUDOU, VINIE, SMOKE, INTOX, JULES MOUTON, TEURK, 1984, SEAZ, KRYZ, PONE, AMAURY, ZOKATOS, TEAM, JULES, CALIGR, FEEKTWO, RITON, NEA, LUDO VICA, DJALOUZ, SWIT, MARIANNE, JO LAKOULURE ...
Parmi les oeuvres à découvrir, une toile en 3D de l'artiste EYONE qui surprend par sa technique révolutionnaire, l'atmosphère unique et inquiétante des oeuvres de FREZ qui nous plonge dans les tunnels du métro, le travail prolifique de TEAM qui expérimente tous les supports (transformation d'extincteurs en sculptures, collages sous treillis de bois, ...) dans un univers très riche liant graffiti et art brut ainsi que les oeuvres profondes de SEE, évocations presque mélancoliques des tags et flops réalisés dans les tunnels et rames de métro.
Agrémentée au fil des productions des artistes résidents, cette exposition, ouverte tous les jours au public, détient une richesse que ne peut contenir un seul article et qui mérite donc une vrai visite.
Galerie photo VAL DAN de l'exposition
VAL DAN©2013
LOKISS @ GALERIE LAVIGNES BASTILLE
La galerie Lavignes Bastille présente du 03 avril au 04 mai 2013 "WILD GONZO STYLE", la toute nouvelle exposition personnelle de l'artiste LOKISS.
Sonores, vibrantes et éclatantes, les oeuvres de LOKISS sont des oeuvres engagées dans lesquelles l'artiste met en scène l'homme en proie à l'actualité : chaque personnage semble aspiré et brutalisé par des forces qui l'enserrent et tourbillonnent autour de lui.
Les supports utilisés, inox, fer ou gravats, accentuent cette dureté du monde actuel. Se rapprochant ainsi du procédé littéraire gonzo, les oeuvres de LOKISS sont une interprétation subjective d'un fait marquant de la vie des hommes. Ainsi, que ce soit par leurs sujets (silhouettes anonymes ou portraits d'écrivains engagés) ou par la technique employée (fragmentation de la surface, rayures du support), les oeuvres de LOKISS parlent d'un monde de chaos et de violence.
La force des oeuvres de LOKISS est d'arriver à dépasser cette violence pour faire surgir l'humain du chaos. Ses personnages font corps avec la matière - le métal - et sont représentés au coeur d'une déflagration. Ils sont animés d'une énergie qui leur permet de s'extraire de la toile à travers le geste et le cri. Tous ces visages semblent être en confrontation avec l'oeuvre, refusant leur aliénation mais tirant d'elle-même leur force vitale. Marquant leur anéantissement ou leur résurgence, les formes se projettent en lignes de couleurs représentant des lignes de force, un flux vital qui traversent la surface de l'oeuvre comme autant d'éclats : éclats de bombe, éclats de couleurs ou éclats de voix...
Galerie photo VAL DAN de l'exposition
VAL DAN©2013
RESIDENCE D'ARTISTES @ LES BAINS
L'histoire des célèbres Bains Douches parisiens commence en 1885 pour s'achever en 2010 par arrêté préfectoral de péril suite à des travaux sauvages qui ont ébranlé la structure du bâtiment. Avant d'entreprendre les travaux de réhabilitation, la Société des Bains Douches, fondée en 2011 pour préserver le site, a confié l'intégralité de ce prestigieux immeuble à la galeriste Magda Danysz pour en faire une véritable résidence d'artistes.
Ainsi, ce lieu qui accueillit tant de personnalités du monde de la littérature, de l'art ou de la musique, devient l'espace de quelques mois le lieu d'expression d'artistes urbains de plusieurs générations.
La visite commence au 6ème étage dans un petit appartement investi par Gérard ZLOTYKAMIEN qui, en y logeant ses "éphémères", révèle avec une intense vérité les fantômes du lieu : réfrigérateur, matelas, dessins d'enfants, livres ou disques abandonnés témoignent de la précipitation dans laquelle les locataires ont du quitter les lieux.
La progression dans les étages se fait au rythme des figures féminines d'YZ, anges bienveillants semblant naître du manteau des cheminées et du lettrage d'APOTRE connectant les espaces. Nous découvrons dans les anciens bureaux de la boite de nuit, les réalisations de KATRE mêlant photographie et peinture et le magnifique insecte de LUDO.
Un coup d'oeil à la cour et à la citerne par les fenêtres des étages nous fait découvrir un immense collage de L'ATLAS, une pièce de PAROLE, une fresque de SOWAT ainsi que l'oiseau surgissant du sous-sol de DEM189.
L'exploration continue par la découverte de l'extraordinaire boule à facettes de SAMBRE construite à partir des lattes du plancher de l'étage supérieur et assemblées en une installation monumentale traversant le plafond.
Avant d'entamer la visite des sous-sols où se situait la célèbre boîte de nuit, nous sommes happés par l'oeuvre optique de Thomas CANTO et soumis à l'apesanteur par les modules de ZEER dans une pièce où seul un passage sur le plancher épargné par le pinceau de l'artiste nous ramène à la terre.
La descente s'amorce avec l'exposition éphémère de WXYZ, un INVADER d'époque et les sentences toujours justes que SKKI© a semé sur notre passage.
On atteint alors les sous-sols qui ont été complètement investis par les artistes avec des pièces monumentales et caractéristiques de leur travail : un visage creusé dans le mur au marteau-piqueur par VHILS, une oeuvre optique de STEN et LEX faite de bandelettes de papier découpées, plusieurs personnages et tags de PSYCKOZE, une fresque colorée de POPAY, un mur abstrait et vibratoire de TANC, des dessins à la craie de Philippe BAUDELOCQUE, une installation funéraire de SKKI©, un pochoir de C215, une punition de NASTY composée de tous les termes désignant les substances addictives, le célèbre homme blanc de Jérôme MESNAGER, et bien d'autres ...
Enfin, nous découvrons une pièce historique, un FUTURA 2000 de 1985 dont nous espérons qu'elle sera préservée de la reconstruction.
Tant d'artistes sont intervenus dans cette résidence artistique que nous n'avons pu tous les citer ... Vous les retrouverez sur le site dédié (les bains, résidence d'artistes).
Un moment vraiment intense que cette visite dans ce lieu extraordinaire que les artistes ont su s'approprier tout en respectant la mémoire et l'architecture du lieu pour en retransmettre par ces oeuvres éphémères l'émotion et la magie.
Photos : courtesy Stephane Bisseuil et Jerome Coton
VAL DAN©2013
NEPOS @ GALERIE DU POINT G
L'artiste urbain NEPOS, connu pour ses collages et pochoirs de télévisions dans les rues de Paris, expose du 28 mars au 11 avril 2013 à la Galerie du Point G.
Hors des circuits classiques de l'art et de son marché, Jacques et Alexandre du collectif Point G ont investi et réhabilité un bâtiment désaffecté au 04 rue de l'Ourcq pour en faire un lieu d'expression artistique indépendant dédié à l'art contemporain et aux artistes émergents à la manière des lieux alternatifs new-yorkais ou berlinois.
La Galerie du Point G offre ainsi un bel espace d'expression pour l'artiste NEPOS qui, après nous avoir séduit par sa dénonciation de notre aliénation au média télévisuel, présente ici un travail plus prospectif. Portraits sur toile jouant avec les textures et la matière, installation (tubes cathodiques) et sculpture "télévision" dévoilent en effet au visiteur les pratiques très variées de cet artiste.
Véritable découverte des explorations picturales de jeunes artistes émergents, ce nouveau lieu agit comme un laboratoire artistique tel que l'on peut en voir dans les institutions culturelles, ouvrant la voie, hors des sentiers battus et contraints, à de nouveaux champs esthétiques.
Galerie photo VAL DAN de l'exposition
VAL DAN©2013
BOTTO E BRUNO @ GALERIE MAGDA DANYSZ
Magda Danysz invite du 09 mars au 13 avril 2013 les artistes italiens Gianfranco BOTTO et Roberta BRUNO à investir la galerie de leurs réminiscences des terrains de jeux de leur enfance.
"The young man who refuses to leave childhood" est une exposition qui guide le visiteur sur les pas de BOTTO et BRUNO au coeur de terrains vagues, d'espaces désolés, ces zones péri-urbaines communes à toutes les villes du monde qui sont en proie à des chantiers de destruction/reconstruction. Recomposant par clichés photographiques, montages et collages cet univers si particulier, les compositions de BOTTO et BRUNO nous dévoilent des enclaves surprenantes, de véritables "coins de poésie" à la manière des poètes des villes (ARAGON, Jacques REDA ou André HARDELLET).
C'est par des failles, des interstices qui se matérialisent dans les oeuvres par des sols défoncés ou encore un grillage soulevé, que le spectateur est conduit dans ces zones franches industrielles. BOTTO et BRUNO semblent vouloir tracer par les montages photographiques et les dessins, l'itinéraire menant aux territoires de leur enfance, à cette usine ou ce chemin forestier désormais abandonnés ou remplacés par des zones commerciales.
Mélant ainsi le réel et la persistance du souvenir, les compositions de BOTTO et BRUNO sont comme une promesse de retrouver ce paradis perdu qu'est l'enfance. Le visiteur est guidé par un personnage récurrent apparaissant toujours de dos comme pour permettre l'identification nécessaire à la pleine conscience de ce qui lui est montré et ôtant ainsi tout pittoresque aux images. Cette omniprésence de l'artiste est matérialisée dans l'installation "Voyage au bord de la ville" par une paire de baskets d'où se déroule tel un phylactère le chapelet des souvenirs de ces deux inlassables arpenteurs.
En véritables passeurs, le duo italien présente des oeuvres à la fois empreintes de mélancolie et d'espérance qui résonnent en chacun de nous avec les souvenirs de notre enfance.
Galerie photo VAL DAN de l'exposition
VAL DAN©2013
PERFORMANCE L'ATLAS @ MUR DU SQUARE KARCHER
Inauguré au mois de juin 2011 avec entre autres les artistes Speedy Graphito, L'Atlas, Sun 7, Yeemd, Rero, Tanc et Popay, le mur du Square Karcher situé au 163 rue des Pyrénées est devenu un espace d'expression artistique pour les plus grands noms de l'art urbain grâce à l'énergie de l'association Art Azoï et au soutien de la mairie du 20ème.
Du 20 mars au 27 avril 2013, c'est L'ATLAS qui investit le mur pour une performance d'envergure avec la réalisation d'une fresque réalisée à l'aérosol sur toute la longueur de celui-ci soit plus d'une vingtaine de mètres.
Cette fresque de L'ATLAS est une performance artistique porteuse de sens à la fois par le dégradé de noir vers le gris clair qui tend vers l'effacement, par le lettrage à la typographie si particulière ou par le sens littéral de cette phrase :
"ONE MOMENT I AM A KING NEXT MINUTE NOTHING"
L'ATLAS interpelle le passant sur le caractère éphémère de l'art urbain mais aussi sur la fugacité de la célébrité, ce quart d'heure de gloire, les "15 minutes of fame" (Warhol) que connaissent les artistes.
VAL DAN©2013
XAVIER THEUNIS @ BACKSLASH GALLERY
L'exposition personnelle de l'artiste plasticien Xavier THEUNIS, "Tout ça ne nous rendra pas le Congo", visible à la Backslash Gallery du 16 mars au 27 avril 2013 convie le spectateur à suivre un parcours entre formes et matières guidé à la fois par d’imposantes tôles ondulées et par l'écho répété de cette expression humoristique.
L’artiste belge nous surprend dès le début de l’exposition par une installation photographique dont l’épuration laisse percevoir comme le squelette d'un bureau d’une firme industrielle : l’image du bureau y devient l’expression géométrique complexe d’un espace.
A cette géométrie répond celle d'une œuvre composée de chutes de matériaux thermoplastiques en vinyle retaillées et redisposées aux couleurs faux parquets ou vives rappellant les revêtements de surfaces. L’artiste questionne l’aspect premier du mobilier, son utilité et en remanie les formes. Notre environnement devient par les découpes de l’artiste de véritables compositions de paysages, des œuvres abstraites ou des sculptures qui soulignent à quel point la matière qui habille les espaces d’habitation et de travail, le thermoplastique qui recouvre le mobilier, se répand dans nos vies et nos esprits tout comme une expression recouvre plusieurs sens en fonction des situations.
En ponctuant les deux salles de l’exposition par l’image du bureau vide et dans la troisième en déclinant une nature morte, Xavier THEUNIS exprime clairement que la « réalité » que nous avons conçue nous échappe, perd sa fonctionnalité et n'a pour finalité que son design.
La géométrie des formes et la pureté des couleurs mais aussi la beauté des matériaux, les mélanges de ceux-ci comme autant de possibilités nous montre à quel point nous avons su habiller les apparences, comment nous avons su progresser dans la maîtrise des techniques mais que malgré nos efforts ... tout ça ne nous rendra pas le Congo.
VAL DAN©2013
SEE HG MPV @ MAQUIS-ART GALLERY
Maquis-art gallery présente du 08 au 24 mars la nouvelle exposition de SEE HG MPV.
Une fois de plus SEE HG MPV nous transporte dans l'univers défendu du graffiti et nous fait partager les sensations et les vibrations qui l'animent lorsqu'il peint.
Pénétrant dans la Maquis-art Gallery comme dans un tunnel de métro parisien, le visiteur est immédiatement plongé dans l'univers souterrain qui fut longtemps le terrain de prédilection de ce graffeur. Plans marouflés sur toile, plaques émaillées et miniatures de rames de métro sont autant de supports qui permettent à SEE de raconter histoires et anecdotes par la seule force du motif.
L'esthétique des oeuvres présentées est caractéristique de la force vitale de leur auteur. SEE ne perd pas le spectateur dans un univers graphique distant et froid mais l'entraîne au contraire par la vivacité des couleurs et la pertinence des détails (étoiles, touches de couleurs et parfois références musicales qui renvoient aux groupes NTM et Mafia K'1 Fry) dans l'essence même du graffiti.
Répétant le lettrage initial sans jamais le dénaturer, SEE varie les fonds et les matières pour lui donner toujours plus de vie. Par la série "reliefs", SEE interpelle le spectateur tant par la matière employée dont il garde précieusement le secret que par les répétitions de "SEE" en relief dont les formes épousent les contours du sujet le révelant peu à peu au regard.
La voie artistique qu'emprunte SEE garde l'authenticité du graffiti, authenticité soulignée par les collaborations avec des figures emblématiques du graffiti (EYONE, FREZ, SPADZ, ...) sur les modèles réduits de métros.
VALDAN©2013
COLÖREM - FABIEN HULIN @ MUSÉE EN HERBE
Le Musée en Herbe clôture son cycle d'expositions consacrées à l'art optique, "Et hop !" par COLÖREM, une expérience 3D à vivre du 20 février au 18 mars 2013. L'exposition COLÖREM présente une série d'oeuvres de Fabien HULIN et de ses invités Gilles PINGEOT et Antoine CHILOT, qui conjuguent lumière, formes géométriques et mouvement.
En collaboration avec Antoine CHILOT (graphiste spécialisé dans la 3D), l'artiste plasticien Fabien HULIN exploite de manière à la fois artistique et scientifique toutes les potentialités de création qu'offre la lumière. C'est ainsi que l'oeuvre intitulée GEMME 2.0 entraîne le regard du spectateur dans une genèse de la couleur.
Des éclairs de couleur sont projetés sur une surface circulaire blanche composée de prismes dont ils suivent la géométrie et se jouent des reliefs : ainsi, la couleur de cette immense "pierre précieuse" n'est pas pigmentaire mais structurale. Le passage d'une couleur à l'autre se fait en fonction de la source de la lumière mais aussi de la forme du support (mécanisme qui rappelle l'alexandrite, gemme particulièrement sensible aux variations de luminosité).
Didactique et sensorielle, GEMME 2.0 nous montre le cheminement du point de lumière sur cette surface jusqu'au moment où la sphère toute entière se charge de teintes par vagues successives pour arriver à une sorte de bing bang visuel. Avec cette installation de Fabien HULIN, l'art optique prend ainsi une dimension cosmologique où la matière (pics, arrêtes et facettes du prisme) dicte le rythme et l'intensité de l'expansion de la couleur. A son apothéose, le gemme atteint un rayonnement tel que celui qui apparaît dans l'imagerie spatiale des nébuleuses et des galaxies.
Si GEMME 2.0 peut ainsi être interprétée comme une évocation de l'origine et de l'évolution de l'univers, l'oeuvre de Fabien HULIN et d'Antoine CHILOT se meut aussi en métaphore de l'oeil. Par la forme circulaire du support comparable à une rétine et l'interaction d'ondes lumineuses projetées de l'extérieur sur un matériaux sensible à la lumière, le spectateur devient le témoin des échanges qui se produisent en même temps dans son propre organe visuel.
Une expérience visuelle à ne rater sous aucun prétexte !
Vidéo en ligne ici
VALDAN©2013
VENGANZA - SOZYONE, PANTONE ET DEMSKY333 @ GALERIE CELAL
L'exposition VENGANZA présentée par la galerie Celal et Pour la gloire du 16 février au 16 mars 2013 réunit les oeuvres de 03 graffeurs membres du collectif UB (Ultra Boyz) : SOZYONE GONZALEZ, FELIPE PANTONE et DEMSKY 333.
Le spectateur, dès son entrée dans l'exposition, est dérouté et sollicité par les compositions toutes en volume et colorées de SOZYONE, le dense réseau géométrique de PANTONE ou encore les compositions déroutantes de DEMSKY. L'oeil ultra sollicité, devient le moteur et l'acteur des oeuvres qui prennent avec lui toute leur dimension.
Dans les oeuvres sur toile de SOZYONE, le cadrage serré place le sujet dans une sorte de lucarne dont il semble à tout moment pouvoir surgir et d'où il scrute le spectateur d'un regard menaçant. Cet effet visuel est d'autant plus fort que le spectateur devient la proie d'un être dont les traits sont créés par sa propre rétine. En effet, chez SOZYONE les visages sont structurés par un assemblage de formes géométriques aux couleurs vives traitées en applat (perspective frontale qui se rapproche de la figuration narrative espagnole) en opposition avec les vêtements ou les cheveux qui sont eux traités en surfaces unies. La toile devient dès lors un espace habité au cadrage cinématographique capable de susciter, avec très peu d'éléments et par une disposition subtile des couleurs (nuances de rouge autour des pupilles blanches des yeux), chez le spectateur émotion (crainte) et imagination (scénarios de polars ou de romans noirs).
Chez Felipe PANTONE, le spectateur est pris dans un ballet visuel imposé par l'artiste. L'oeil est en effet pris au piège d'éléments contigus dont il suit involontairement le tracé. Les oeuvres sur émail, en jouant sur l'équilibre des formes et des masses et sur la force de la couleur qui semble réellement vibrer, tant la matière capte la lumière, sont d'une rare intensité. La surface des oeuvres est occupée par un réseau géométrique dense de traits agencés en masses discontinues comme le produit de lacérations et de contre-collages. Les lettres, dont ne perçoit que des fragments, semblent prises dans la matière. Dans les travaux sur toile, le regard navigue sur une surface unie qui immerge et adoucie les formes géométriques rendant ainsi le travail d'identification par l'oeil beaucoup plus subtil.
Pour DEMSKY, la toile est un lieu d'expérimentation et de prise de risques dans la composition des couleurs et des formes qui déroutent le regard : les lettrages occupent l'espace pour constituer le support sur lequel s'accumulent différents motifs, se rencontrent des formes comme issues du subconscient, tout en effaçant les repères visuels. DEMSKY compose ainsi une sorte de "graffiti psychique" porté par une nécessité ancrée au plus profond de lui, une force intérieure qui se libère sur la toile. Le cheminement du regard est guidé et rythmé par des formes géométriques qui s'entrecroisent. Ce motif géométrique, s'il est dominant, est habité par des formes aléatoires qui circulent dans la toile.
Les oeuvres présentées sont fascinantes par leur capacité à surprendre le regard, à le capter pour finalement l'entraîner en leur coeur et en permettre la compréhension de leur mécanisme complexe.
VALDAN©2013
VMD CREW - VECTOR MINDED @ OPENSPACE PARIS
A l'occasion de la sortie de l'ouvrage "Vector minded - Graffiti Therapy" (éditions Matagot), la galerie OPENSPACE propose un aperçu du travail sur toile et papier des artistes composant le célèbre crew parisien VMD.
Galerie photo VALDAN de l'exposition VMD CREW - VECTOR MINDED.
De nombreux artistes du crew VMD ont répondu présent pour la dédicace collective : Akize, Bread, Crepus, Dize, Gorze, Moper, Nawak, Rex, Rezo, Tera, Tomek, Warcs, Yome ...
DIZE, membre fondateur du crew, présente un éventail varié de ses travaux sur la couleur et le lettrage comme avec le remarquable "Muscade" qui joue avec un effet psychotrope dans le rendu de la matière et de la couleur.
Dans ses dessins, CREPUS aborde notre monde avec un regard critique et en relève l'absurdité avec subtilité. Ses lettrages sur fond noir composés de skeletons fourmillent de détails.
Les oeuvres du toulousain REZO attirent le regard par le rendu vif des couleurs mais aussi par la composition graphique du dessin qui, traversé de lignes le divisant en plans successifs, fait surgir le motif.
Chez YOME, le lettrage wild style à l'effet 3D entouré de vanités et de roses rappelle le caractère éphémère de notre existence de même que le "VMD" de pierre symbolise la fraternité indéfectible unissant les membres d'un crew.
La nouvelle série sur grand papier de TOMEK, "Abstraction", réalisée à l'aérographe, présente de nouvelles expérimentations artistiques différant sensiblement des oeuvres présentées à l'Orangerie de Cachan et qui traduisent un travail sur le geste dont on peut suivre le tracé spontané sur la toile.
De nombreuses autres oeuvres sont à découvrir dans cette exposition comme les toiles de REX et NAWAK, les lettrages de WIRE, ... autant de personnalités artistiques uniques réunies dans le même crew et animées par la même nécessité psychique de peindre.
VALDAN©2013
LE MODULE DE ZEER, PUZZLÉ @ GALERIE DU JOUR AGNÈS B
La galerie du jour - Agnès B, présente du 24 janvier au 09 mars 2013, PUZZLÉ, une exposition de l'artiste Le MoDuLe De ZeeR.
Par cette exposition, Agnès B nous fait partager son coup de coeur pour un artiste urbain qui intervient dans la ville en positionnant ronds et croix en haut des murs. Depuis 2009, tel un jeu du "morpion" géant surplombant l'espace urbain, le "StartGameOver", interpelle le regard et aiguise la curiosité des passants.
La présentation très originale des oeuvres à la galerie du jour est l'occasion de faire un focus sur les éléments qui composent ces oeuvres aux formes familières mais aux détails la plupart du temps inaccessibles à l'oeil nu. Ainsi, par la succession de dessins de la série "palette", par l'effet de loupe donné par l'oeuvre "Extraction X 3" ou encore par les effets de volume et de matière données par la sculpture en plexiglas, l'artiste nous dévoile les secrets de la composition de ses réalisations : le module.
Dans notre imaginaire, le module est une projection dans le futur, une exploration des possibles face aux menaces ou atteintes portées à la planète (construction d'abris spatiaux ou sous-marins à base de modules extensibles pour accueillir les populations), un modèle architectural. Composées d'assemblages et d'accumulations d'unités autonomes qui semblent s'imbriquer naturellement, les oeuvres du MoDuLe de ZeeR constituent autant de stations-refuges en suspension au-dessus de nos têtes.
Ainsi, par le choix du module, unité de construction recomposable à l'infini, l'artiste introduit l'idée d'une composition artistique à la fois autonome et idéale.
JONONE J-PUNK @ GALERIE BRUGIER-RIGAIL
Par son parcours et l'évolution permanente de son art, JonOne affirme au fil de ses expositions son naturel anti-conformiste. Il s'éloigne en effet de toute forme d'académisme dans le graffiti pour rester dans l'exploration permanente, dans une dialectique entre écriture et abstraction qu'il expérimente depuis ses débuts.
Avec l'exposition J-PUNK, (Galerie Brugier-Rigail du 29 janvier au 23 février 2013), JonOne exprime dans des oeuvres sur papier de très grand format un concentré de formes et de forces propulsées par le geste libératoire qui le caractérise : JonOne a une fois de plus "craché", pour reprendre son terme, tout ce qu'il a en lui.
Equilibre savant des couleurs, juxtapositions, chevauchement et combinaison des formes, JonOne nous plonge dans une féerie où nous retrouvons des actes picturaux dignes de l'"Action Painting". Cette convergence ou cette réconciliation de couleurs et de formes montre que JonOne sait user de la toile comme d'un territoire sans contraintes, un espace ouvert où l'homogénéité est l'expression de la combinaison d'éléments et de techniques totalement différentes, presque contraires : il résulte de cette densité des formes, de l'épaisseur de ces projections et de ces noeuds formés à la craie grassse, un sentiment d'énergie compacte concentrée autour des tags figurant aux quatre coins de la toile tels les piliers de son art.
Hors de l'expression conventionnelle, les oeuvres de JonOne ont cette capacité à pouvoir dialoguer avec les peintures des artistes dits de l'école de New-York (CY TWOMBLY, DE KOONING) et à faire entrer le graffiti dans l'histoire de l'art.
Actu :
Diffusion de l'interview des galeristes Eric Brugier et Laurent Rigail sur BFM TV à 12h, 14h et 18h ce samedi 09 février pour l'exposition J-PUNK de JONONE !
ELLA+PITR= @ GALERIE LE FEUVRE
L'exposition ELLA+PITR= à la galerie Le Feuvre du 17 au 27 janvier 2013 est l'occasion pour les papierspeintres d'exposer 40 dessins et de fêter la sortie de leur nouvel ouvrage regroupant leurs interventions urbaines.
Véritable petit poucet urbain, le couple ELLA+PITR sème sur son passage stickers et papiers, dripping et tags, autant de promesses modernes d’éternité amoureuse et artistique.
Les dessins d'ELLA et PITR présentés ici reprennent à la fois le support et les motifs que les artistes utilisent dans la rue pour revisiter avec humour et tendresse nos émotions. Reflets de nos peurs comme de nos désirs, ces oeuvres nous plongent avec ravissement dans un monde enchanté où les murs accueillent la projection fantasmagorique de nos rêves ou cauchemars.
Par l'utilisation de la couleur et du trait de dessin enfantin, ELLA+PITR donnent vie à des géants protecteurs, monstres ou amis imaginaires qui sont souvent le reflet de soi-même. Ainsi, si ces oeuvres peuvent paraître de premier abord facétieuses par leur technique et leur sujet, un regard attentif permet d'y déceler une certaine mélancolie. En effet, à la légèreté des scènes de jeux d'enfants représentées s'oppose la solitude des personnages perdus dans leurs pensées ou leur quotidien : la série des "Idiots" reprenant le thème de la punition de Sisyphe, établit une métaphore de la vie elle-même dans laquelle on évolue parfois avec absurdité.
ELLA et PITR, par ce regard attendri mais parfois cruel porté sur la vie, exercent une véritable catharsis : le spectateur peut s'identifier à ces personnages enfantins ou vieillissants et se délivrer de ses pensées inavouables (sexe, violence ou excentricité générée par la vieillesse).
Omniprésents dans les rues, Ella + Pitr nous détournent avec beaucoup de tendresse et d’imagination de la ligne droite de nos mornes trajets et procurent au passant comme au collectionneur une joie inofensive mais purgatrice.
Galerie photo ELLA+PITR= @ Galerie Le Feuvre
© 2012 VALDAN
ENNEMI PUBLIC - GROUP SHOW @ GALERIE MAGDA DANYSZ
L'exposition "ENNEMI PUBLIC" nous convie à un parcours artistique sur le thème de la menace que constituent des individus envers l'état ou leurs semblables. Aux travers de différentes pratiques artistiques, le Group Show présenté par Magda Danysz et Barbara Polla du 12 janvier au 16 février 2013 apporte des éléments de réponse à ce questionnement universel sur le sort réservé aux hors-la-loi, ces individus considérés dangereux pour la société par leurs actes ou leurs choix politiques.
L'exposition s'ouvre sur l'installation "burn baby burn" du plasticien marocain Mounir FATMI qui, en insérant l'emblème des Black Panthers sur une marchandise commerciale comme des bouteilles de sauce piquante, exprime l'effet de toute action révolutionnaire qui modifie le ton ou le « goût » du discours ambiant, se répand en unissant ceux qui en sont partisans.
La vidéo "we only exist when we communicate" du ressortissant panaméen Jhafis QUINTERO, dénonce l'isolement procuré par la prison, la violence physique et morale de l'enfermement, le détenu forcé à s'armer pour survivre et faisant de lui son propre ennemi.
Jean-Michel PANCIN, par un travail de fouille quasi archéologique de la prison désaffectée d'Avignon, explore les désirs de femme des détenus (peintures, dessins, et poèmes) qu'il restitue au public par un procédé de dépose et de frottage.
Dans ses diptyques de la série "Second history", l'artiste chinois Zhang DALI se pose en témoin de l'histoire de la répression en Chine et dénonce comment le régime falsifie les photos en faisant disparaître ceux qu'il juge indésirables.
L'installation de l'artiste polonaise Joanna MALINOWSKA est un soutien à Leonard Peltier, amérindien membre de l'American Indian Movement incarcéré depuis 1976.
Jackie SUMELL, en réalisant les plans de la maison rêvée de Herman Joshua Wallace, détenu depuis 38 ans du fait de son appartenance au "Black Panther Party", offre une réflexion sur la vision idéalisée de la liberté.
"Little flagman", le clown encagé de MALEONN, photographe chinois membre de l'Independent creation of art, pose la question de cette aptitude de l'homme à enfermer ce qu'il craint comme ce qu'il aime.
Les natures mortes d'inspiration flamande de Mat COLLISHAW représentant la composition des derniers repas des condamnés à mort, évoquent la vie, les goûts mais aussi parce qu'ils en portent les noms, la mémoire de chacun des prisonniers exécutés.
Le plasticien genevois Luc MATTENBERGER, détourne la fonction des objets pour montrer la force de l'art à pointer la capacité de l'homme à créer des objets de répression et de réclusion.
Destruction matérielle pour VHILS qui réalise ses oeuvres à l'explosif, au marteau piqueur, au burin ou au ciseau à bois, écorchant la matière tout en lui donnant vie : ses visages laissent leur empreinte indélébile sur les murs donnant l'illusion du réel malgré la rudesse du matériau.
Pour la première exposition de l'année 2013, la galerie Magda Danysz nous fait pénétrer l'univers carcéral par l'engagement des artistes internationaux à révéler la violence qui y règne, les convictions qui y résistent, l'imaginaire qui s'y développe mais aussi la puissance de la rage de (sur)-vivre des détenus.
Galerie photo du group show ENNEMI PUBLIC @ Galerie Magda Danysz
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PERFORMANCE LIU BOLIN X RERO
Actuellement exposé à la galerie Paris-Beijing, l'artiste chinois LIU BOLIN a réalisé une performance le mardi 15 janvier 2013 dans les locaux de la Backslash Gallery en collaboration avec l'artiste d'art urbain RERO.
Artiste reconnu internationalement et surnommé "l'homme invisible", LIU BOLIN réalise des portraits photographiques dans lesquels le sujet se fond avec le décor par une technique de maquillage-camouflage. Dans sa série "Hiding in the city", les mises en scène urbaines de LIU BOLIN sont à la fois performances artistiques et oeuvres contestataires : l'artiste s'incorpore aux emblèmes de la société (drapeaux, objets de consommation ou de destruction), transpose la peinture de la toile sur son corps pour ne faire plus qu'un avec l'oeuvre et son message.
Pour cette performance en galerie, c'est une immense oeuvre de RERO qui a servi de fond au jeu de mimétisme auquel s'est livré l'artiste chinois LIU BOLIN : une immense fresque muséale sur laquelle était inscrit au pochoir un texte barré relatif à la liberté d'opinion et d'expression. Tel un illusionniste, LIU BOLIN a disparu peu à peu sous les yeux des journalistes et collectionneurs pour s'intégrer au message de RERO.
Galerie photo HIDING IN THE CITY, LIU BOLIN@galerie Paris-Beijing
Galerie photo performance LIU BOLIN, RERO@Backslash Gallery
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FAHAMU PECOU, NEGUS IN PARIS
La galerie Backslash présente "NEGUS IN PARIS" la deuxième exposition personnelle de l'artiste américain FAHAMU PECOU du 10 janvier au 23 février 2013.
FAHAMU PECOU, dans son exposition « Negus in Paris », porte un regard à la fois critique et plein de tendresse sur la culture hip-hop et la relation qu’elle entretient avec ses racines. En peignant avec humour, impertinence ou même parfois causticité les codes de celle-ci sur toile ou papier, l'artiste nous en livre l’évolution tout en mettant en évidence les éléments complexes de sa filiation.
Dans chacune de ses oeuvres, FAHAMU PECOU prend la pose avec un objet emblématique de la culture africaine tel que masque, statuette ou instrument de musique sur des fonds qui, par les couleurs, les titres et le cadrage, représentent les couvertures de magazines culturels ou économiques. Chacune de ses postures parodie celles savamment étudiées des membres de gangsta rap ainsi que leurs codes vestimentaires : smoking, lunettes de soleil dans lesquelles se reflètent les projecteurs.
Dans ses portraits, FAHAMU PECOU instaure ainsi une véritable filiation entre l'artiste noir contemporain (peintre ou musicien) mis en scène et célébré tel un roi sur son trône, et la figure du souverain africain comme en témoigne la présence emblématique d'un trône doré miniature au centre de l'exposition. La richesse de ce dialogue entre modernité et passé s'exprime donc par le motif mais aussi par la diversité de la matière picturale (acrylique, craie grasse, feuille d'or) et par celle de la technique qui allie finesse du trait, profondeur des couleurs et coulures. Ce dialogue est de plus matérialisé par la mise en parallèle de phrases issues du langage gangsta et les vers du poète Aimé CESAIRE père, avec Léopold SEDAR SENGHOR, de la "négritude".
FAHAMU PECOU s'installe avec justesse et équilibre dans l'image de la culture noire telle qu'on la perçoit et qu'elle se représente dans l'affirmation de sa négritude.
Galerie photo de l'exposition FAHAMU PECOU, "NEGUS IN PARIS"
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THOMAS LÉVY-LASNE, VISIBLEMENT
La galerie Isabelle Gounod présente du 05 janvier au 23 février 2013 "VISIBLEMENT" une exposition personnelle de Thomas LÉVY-LASNE.
Par ses peintures à l'huile sur toile et ses aquarelles ou dessins sur papier, Thomas LÉVY-LASNE propose une nouvelle vision du sujet en peinture : il fait dialoguer ses oeuvres entre elles (portrait, paysage, nature morte ou scène de genre) pour rendre compte de l'isolement de l'individu, de la répétitivité de ses activités et "visiblement" de son impossibilité à vivre une expérience existentielle.
Véritable scrutateur des éléments signifiants de notre société (fêtes alcoolisées, sexe sur internet, réseaux sociaux), Thomas LÉVY-LASNE livre des instantanés de vie dont le rendu extrèmement détaillé en souligne la vacuité et porte un regard lucide sur notre manière de consommer la vie.
Par un cadrage en pied sans fioritures, les oeuvres de Thomas LÉVY-LASNE sont des concentrés de tous ces moments sociaux contemporains qui absorbent l'individu, le piègent, le privent de son temps et finalement le vident de sa substance : dénuement des pièces (murs et rues vides comme métaphore d'un vide spirituel), des objets (bouteilles vides, mégots de cigarettes) et des personnages dont le regard ne croise jamais celui du spectateur tant il est absorbé par son activité.
La présentation sérielle des aquarelles et dessins de Thomas LÉVY-LASNE participe à accentuer cette vision du temps consommable et consumé (la fête est plus vive si alcoolisée, la sexualité plus vécue grâce au voyeurisme) et la finesse du trait du dessin tout comme la perfection du rendu de la peinture à l'huile confèrent à nous absorber, mais avec bienveillance, dans la contemplation de ses oeuvres et de notre temps.
Galerie photo de l'exposition VISIBLEMENT de Thomas LÉVY-LASNE
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PERFORMANCE DE NASTY
A l'occasion du finissage de l'exposition DECK'ON STREET ART à la galerie Brugier-Rigail, l'artiste NASTY a réalisé le 22 décembre 2012 une performance live pour le plus grand plaisir des visiteurs et des collectionneurs.
C'est sur un des supports de prédilection de l'artiste, des carreaux de céramiques du métro parisien, qu'une superbe fresque aux lettrages toujours renouvelés et aux couleurs emblématiques a pris forme. A l'issue de la performance, l'ensemble a été mis en vente à l'unité ou par lots, chaque partie étant une oeuvre en soi tant l'art de NASTY témoigne d'une maîtrise artistique (association et fondu des couleurs) et technique (maniement de la bombe, effets de crachotis, de brouillard, précision du tracé ...).
Cet événement a été aussi l'occasion de fêter le lancement d'une série collector de la boisson Burn Energy Drink : la célèbre marque de boisson énergisante a choisi de donner une teinte street art à ses canettes en s'associant avec NASTY pour en réaliser le design.
Galerie photo de la performance de NASTY
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EXPO COLLECTIVE GALERIE 154
La galerie 154 réunit du 26 au 30 décembre 2012 une quinzaine d'artistes emblématiques de la scène graffiti parisienne : EYONE, FREZ, BABS, SEE, SPADZ, STACO, FYANE, FUZI, NOAR, ROLEX, CYKCE, DRAG, JET, MISTER Z, YOUJEEZ et CRISTOBAL DIAZ.
Cet événement, qui est aussi le dernier au 154 rue Oberkampf dont la fermeture est programmée le 1er janvier 2013, offre au public des pièces exceptionnelles telles que deux beaux formats de SEE, deux pièces ignorant style de FUZI, des oeuvres d'EYONE dont une superbe sur fond rouge, un travail tout en perspective de FREZ mais aussi des oeuvres d'artistes que l'on voit rarement sur toile mais qui sont tout autant à découvrir.
Cette exposition collective résume par les oeuvres présentées l'esprit d'échange, d'ouverture et de partage qui caractérise la galerie 154 et que l'on espère retrouver très vite dans un nouveau lieu dédié.
Galerie photo de l'exposition collective à la galerie 154
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REEL-VIRTUEL-REEL
Le Musée en herbe présente en parallèle de l'exposition "Vasarely vous a à l'oeil" (réunissant 70 oeuvres originales qui nous font découvrir l'itinéraire artistique du "père de l'Op Art"), une succession d'expositions intitulées "ET OP !" où 09 artistes plasticiens accompagnés de leur filleul explorent les domaines de l'art cinétique et de l'art optique.
Septième partie de ce passionnant voyage, "Réel-Virtuel-Réel", une exposition du 19 décembre 2012 au 20 janvier 2013 réunissant l'artiste Elias CRESPIN accompagné de sa filleule Catarina ROSA .
Approcher une oeuvre d'Elias CRESPIN, c'est être happé par la décomposition lente, quasi hypnotique, d'une succession de figures s'enchaînant sans discontinuer et répétant à l'infini un même cycle. Elias CRESPIN propose des installations de modules géométriques qui se meuvent à l'aide d'un programme informatique qu'il a lui-même élaboré. La notion de cycle est importante dans les compositions animées d'Elias CRESPIN car elle englobe l'idée d'un éternel recommencement mais aussi l'idée d'équilibre et d'harmonie à l'instar du cycle de la vie ou des saisons. Ces deux sentiments sont omniprésents à l'esprit des spectateurs quand l'oeuvre en suspension s'anime dans une véritable chorégraphie. Ces enchaînements passent par des moments de relâchements (petites billes de plomb qui prolongent avec grâce le mouvement général de la structure) mais aussi des moments de tension extrêmes : tension quand l'oeuvre est à son point d'origine qui apparaît alors comme un point d'équilibre éphémère ou quand elle atteint l'amplitude maximum de son mouvement comme la limite de sa forme, celle qui précède son démantèlement.
Si les oeuvres d'Elias CRESPIN nous proposent un itinéraire à la fois cinétique et optique représentant les dialogues perpétuels entre l'ordre et le chaos, l'unité et la rupture, le mouvement et l'immobilité, les oeuvres sur papier de Catarina Rosa y répondent par la matérialisation ténue de l'existence de l'oeuvre (tissage sur papier d'une grande finesse), du moment de création où l'artiste tisse les fils de l'invisible pour le rendre réel.
Galerie photo de l'exposition Réel-Virtuel-Réel
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LUMIERES & GEOMETRIES
Par son exposition "Lumières et géométries" visible du 18 décembre 2012 au 02 février 2013, la Galerie Lélia Mordoch nous invite à partager une aventure extraordinaire dans le monde de l'énergie cinétique.
GLC + FX1 = 2X8
Les artistes GLC et FX1 proposent du 10 décembre 2012 au 07 janvier 2013, une nouvelle exposition duo. C'est dans le cadre des "Classixxx Mondayz" du 16 Tholozé, bar à l'ambiance intimiste du XVIIIème arrondissement de Paris, que les abeilles psychédéliques de FX1 et les pochoirs urbains de GLC accueillent le visiteur pour un voyage dans l'univers de ces deux artistes.
Les oeuvres figuratives de FX1 dans lesquelles on retrouve l'influence de la culture manga sont pleines de peps et stimulent le regard par leurs couleurs vives et leurs personnages.
Le travail sur toile de GLC reprend les codes de l'art urbain : ses toiles s'apparentent à des oeuvres de rue où les pochoirs de ses personnages s'animent sur un fond d'affiches lacérées. GLC rend comme à son habitude hommage aux artistes graffeurs tels que RUINE ou au concept EVERYWHERE.
Galerie photo de l'exposition GLC + FX1 = 2x8
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DECK'ON STREET ART
Du 06 au 22 décembre, la galerie Brugier-Rigail accueille, en partenariat avec Last Concept, "DECK'ON STREET ART" une exposition réunissant triptyques de skates sérigraphiés et oeuvres originales d'une dizaine d'artistes : COPE2, Fafi, Flying Förtress, Katre, Miss.Tic, Momies, Nasty, Nick Walker, Quik et Zest. Limités à 30 exemplaires, ces triptyques sont signés à la main par les artistes et restent skatables même s'ils sont destinés à être accrochés au mur.
Bel accrochage de la Galerie Brugier Rigail qui, en plaçant côte à côte skates, grande oeuvre originale et oeuvres en plus petit format (plans pimpés pour Quik ou Miss.Tic) donne au visiteur un aperçu de l'univers de chaque artiste : grands formats de Nasty aux couleurs éclatantes sur plaques émaillées ou faiences de métro, oeuvres de Quik au contenu toujours aussi politiquement percutant, immense pochoir sur palissade de Miss.Tic ou encore oeuvres de Katre dont le travail à partir de clichés photographiques redonne vie à des espaces dévastés par des réhausses de couleurs.
Galerie photo de l'exposition DECK'ON STREET ART
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GRAFFITI THERAPY
"GRAFFITI THERAPY", une exposition collective visible à l'Openspace du 08 décembre 2012 au 12 janvier 2013 regroupant 4 artistes issus du graffiti à la réputation internationale PRO 176, TILT, SMASH 137 et YAZE.
4 univers d'exception qui proposent au visiteur une véritable catharsis : oeuvres de chair et de sang pour l'artiste YAZE qui interrogent sur l'intériorité, oeuvres optiques pour TILT dont les couleurs vives sont comme un hymne à la joie, oeuvres quasi psychanalytiques pour SMASH 137 dont les lignes de fuite stimulent l'imagination et oeuvres de PRO 176 qui questionnent l'altérité par l'usage du morphing et réactualisent le mythe de la métamorphose.
Galerie photo de l'exposition GRAFFITI THERAPY
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URBAN BRAINS
La galerie Celal propose, du 06 décembre 2012 au 20 janvier 2013, "Urban brains" une exposition collective regroupant une selection d'oeuvres d'artistes de la galerie et d'invités :
Parmi cette sélection, un très grand et beau format d'HORFEE, une superbe réalisation de Psyckoze où ses personnages de fil de fer s'animent sur fond noir, une série d'oeuvres très travaillées de l'artiste Nassyo dans laquelle on retrouve son univers hip-hop sur fond galactique, un superbe volume de Jana und JS, les lignes futuristes de Morten Andersen, les compositions d'Erosie, les oeuvres entre abstraction et figuration d'Antoine Gamard, les collages de Stéphane Moscato, la jungle de Popay, un astromorphing de PRO 176, les abstractions géometriques sur bois de Graphic Surgery, les supers héros revisités en icones par Serge Kliaving, les plaques émaillées et faiences pimpées par NASTY, les lettrages épurés de RESO et les oeuvres enflammées de KATRE.
SUBY ONE RE:BORN
L'espace Confluences, en collaboration avec l'association Art Azoï, présente RE:BORN, exposition solo de l'artiste SUBY ONE du 05 décembre 2012 au 06 janvier 2013.
Oeuvres sur toile et sculptures attirent et interrogent l'oeil du spectateur par leur jeu de couleur et de matière.
SUBY a travaillé sur de très grands formats où écriture et couleur, les 2 traits caractéristiques du graffiti, prennent un caractère énigmatique l'une servant de fond à la toile et l'autre de mise en lumière de certains mots comme pris au hasard : par 3 ou 4 coups d'aérosol, SUBY ONE surligne certains mots d'un texte dense légèrement en relief qui devient alors déchiffrable.
Par ses sculptures d'oeufs en résine, SUBY mêle graffiti et spiritualité. Mélange surprenant et réussi de ces deux univers que l'on devinait déjà dans les toiles mais qui prend toute sa dimension dans la sculpture : les oeuvres de SUBY nous parle d'une (re)naissance, de la lumière chassant les ténèbres par la force du coup de spray.
RE:BORN, une exposition à voir comme une excursion dans l'espace sensible, celui de l'esprit d'un artiste qui a su allier mythe fondateur et pratiques artistiques nouvelles.
Galerie photo de l'exposition SUBY ONE RE:BORN
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SEE HG MPV ...
SEE ... trois lettres qui signent un nom de légende immortalisé dans les vidéos "Dégradation volontaire 1 & 2" pour ceux qui n'ont pas connu sa période graffiti très prolifique des années 90-2000.
SEE ... une exposition proposée par la galerie 154 du 1er au 14 décembre 2012 : artiste très créatif sur roulants et parfois sur murs, SEE dévoile ici des toiles qui gardent l'originalité de ses graffs. Travail sur la matière (reliefs), les lettrages (tags, bubbles, wild style) ou le motif (compositions abstraites), le travail en atelier de SEE témoigne d'une volonté d'expérimenter de nouveaux itinéraires artistiques.
SEE ... trois lettres à l'équilibre parfait formant une unité indissociable par un effet de symétrie procuré à la fois par la callygraphie et par la dynamique de la composition (parties arrière du S et avant du E). Trois lettres qui trouvent place naturellement sur la toile grâce au fond très travaillé au point que l'on en oublie la matière tant l'écriture paraît dynamique et les couleurs sont vives.
SEE ... trois lettres qui dans les nouvelles compositions de l'artiste apparaissent dans un effet délié rendant compte de la sonorité du blaze.
Galerie photo de l'exposition SEE HG MPV ...
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DIZER & TOMEK
Pour La Gloire présente de nouvelles oeuvres des artistes DIZER (DIZASTER 156) et TOMEK du 22 novembre 2012 au 26 janvier 2013 à l'Orangerie de Cachan.
Après une première exposition en collaboration avec Pour La Gloire où l'artiste TOMEK présentait des oeuvres sur papier, le jeune graffeur parisien dévoile aujourd'hui son univers sur toile et chassis d'aluminium. C'est dans un espace muséal que les grands et même très grands formats (2m50 de long) prennent toute leur dimension. Pour Tomek, le geste d'écrire devient le prétexte à des expérimentations très contemporaines :
La série "signature" sur plaque d'aluminium donne une profondeur et une matérialité au trait : les applats de peintures ne pénétrant pas la matière du support, plusieurs couches se superposent et créent du volume.
Les traits de l'écriture sont conceptualisés dans la série "abstraction" en un entrelac végétal de lianes qui reliées entre elles forment une jungle : couleurs éclatantes au premier plan et couleurs plus sombres à l'arrière plan donnent de la profondeur au motif.
En écho, répondent les oeuvres sur toile de Dizer qui hypnotisent le spectateur avec leurs effets de vitesse, de superposition et de profondeur.
A noter, la réalisation de deux volumes : "Working classe", suspension de gaines en aluminium pour Tomek et une peinture sur métal pour Dizer qui animent l'espace de ce lieu dédié à l'art contemporain.
Galerie photo de l'exposition DIZER & TOMEK
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SPRAY, CAFÉ LA CIGALE ET LES VANDALES
Le magazine Spray, spécialiste dans la diffusion d'événements de street culture, présente au café La Cigale une sélection d'oeuvres d'artistes de renom du milieu du graffiti : Eyone, Oeno, Drag, Colorz, Slice, Dystur, Chimiste, Koma, Sunset, PRO176 et Yank.
Ambiance festive, oeuvres récentes et de qualité, toutes les conditions sont réunies pour satisfaire amateurs et collectionneurs d'art urbain.
Quelques photos ICI.
CRISTOBAL DIAZ "(IM)PRESSION"
La galerie 154 présente du 16 au 23 novembre 2012 une sélection de photographies de Cristobal Diaz immortalisant des artistes urbains en action : L'Atlas, Eyone, Nascio, RERO ou encore Lek, Shaka et bien d'autres ...
La diffusion d'une vidéo montrant la réalisation des fresques ou des performances en live accompagne les photographies.
Voir la vidéo ICI.
Contre-collées sur aluminium, les clichés de Cristobal Diaz sont des instantanés de moments où le graffeur bombe aérosol en main, concentré et seul au monde, exécute un contour ou peaufine un détail.
Quelques photos ICI.
Cadrages originaux, focus qui sortent de l'ordinaire, atmosphère intimiste, Cristobal Diaz dévoile tout son talent dès sa première exposition.
RICCARDO ANGELINI "LA MONSTRUEUSE PARADE"
L'agence de communication LOUIS Creative Workshop présente du 16 novembre au 15 décembre 2012 en collaboration avec la Flaq (36 rue Quincampoix), un jeune artiste italien, Riccardo ANGELINI.
Dès l'entrée, nous sommes en présence de portraits en grand format qui nous plongent dans l'atmosphère de la "monstrueuse parade" d'Angelini. Ambiance plus intimiste au sous-sol avec presque essentiellement des dessins et une installation vidéo qui complète l'univers de ce surprenant artiste.
Quelques photos ICI.
Encore une belle découverte d'artiste grâce à l'agence Louis Créative Workshop qui sait partager ses coups de coeur artistiques dans des lieux atypiques.
MISS VAN "WILD AT HEART"
C'est dans un écrin rouge et noir que la Dorothy Circus Gallery présente le premier solo show de l'artiste Miss Van dans la capitale romaine. Cette atmosphère intimiste souligne ou révèle la sensualité des "poupées" de Miss Van du 17 novembre 2012 au 20 janvier 2013.
Tour à tour siamoises, ballerines ou félines, les "poupées" masquées de Miss Van imposent leur présence troublante, animale et sauvage : visages gainées de cuir soulignant leur regard ou coiffures sophistiquées révèlent toute la complexité de leur âme.
"Wild at Heart" c'est aussi un ouvrage élaboré en complicité avec l'éditeur DRAGO qui regroupe les oeuvres présentées à Rome et celles présentées en septembre 2012 à la CoproGallery de Santa Monica ainsi que les récentes productions de Miss Van à Los Angeles.
Galerie photo de l'exposition MISS VAN, WILD AT HEART
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ALËXONE DIZAC "ALACRITÉ"
ALACRITÉ n.f. (lat.alacritas). Litt. Gaieté entraînante.
Avec sa toute nouvelle exposition à la galerie LE FEUVRE du 15 novembre au 15 décembre 2012, ALEXÖNE DIZAC nous transporte dans son imaginaire : bestiaire fantastique, couleurs éclatantes et profusion de détails composent un univers dynamique et entraînant.
Par des toiles parfois de très grands formats et plusieurs séries d'eaux fortes, chaque oeuvre d'ALEXÖNE nous montre la richesse et la puissance de son art qui garde la force de l'art urbain et du graffiti (une toile porte même le nom d"Oe Deep" comme un clin d'oeil à son blaze "Oedipe").
Quelques photos ICI
FAMILY & FRIENDS
Fidèle à son esprit d'ouverture et de partage, la Backslash Gallery nous invite du 10 novembre au 22 décembre à redécouvrir les artistes résidents de la galerie et à découvrir des artistes "coup de coeur".
Artistes représentés :
Henri ALFTAN, France BIZOT, Charlotte CHARBONNEL, Astrid KRUSE JENSEN, Mathilde LAVENNE, Frédéric LEGLISE, Tania MOURAUD, Fahamu PECOU, RERO, Luc SCHUHMACHER, Boris TELLEGEN.
Artistes invités :
Nicolas DELPRAT, représenté par la Galerie Odile Ouizeman, Paris
Raphaël DENIS est représenté par la Galerie Sator, Paris
Cyril HATT est représenté par la Galerie Bertrand Grimont, Paris
Thomas LEVY-LASNE et Aurore PALLET sont représentés par la Galerie Isabelle Gounod, Paris
Lionel SABATTE est représenté par la Galerie Patricia Dorfmann, Paris
Xavier THEUNIS est également représenté par la Galerie Catherine Issert, Saint-Paul de Vence.
Quelques photos ICI
ANDY JEANMI AND CO.
Les sérigraphes Andy et Jeanmi réunissent autour d'une exposition à l'Imprimerie Paris une dizaine d'artistes autour du thème de la photographie. Du 02 au 23 novembre sont ainsi exposées les photographies sérigraphiées de :
Ed.Broner, R.Albertini, E.Haberfeld, A.Corregan, Fuzi, Di.Parmi, M.Martin, B.Guenot, Jmg, Romain Mygalo et Msmb.
Tirées à 30 exemplaires, ces sérigraphies sont toutes signées au crayon par les artistes.
Quelques photos ICI
KONNY STEDING "BACK TO FIGHT"
L'artiste et performeuse allemande Konny Steding revient en force avec "Back to fight" son deuxième solo show à la Galerie Moretti & Moretti du 12 septembre au 10 novembre 2012.
Quelques photos ICI
KAWS "IMAGINARY FRIENDS"
Après avoir exposé "companion (original fake)" à la FIAC 2012, la galerie Perrotin présente "Imaginary friends" de l'artiste américain KAWS du 03 novembre au 22 décembre 2012.
Une exposition "Punch" qui fait littéralement voler en éclat les codes de l'image : énergie, dynamisme et couleurs s'emparent de la toile et lui insufflent une énergie positive et électrique qui se communique au visiteur.
Quelques photos ICI
HORFEE "HARD COMIX"
La nouvelle exposition d'Horfée "Hard Comix" présentée à la galerie Celal du 27 octobre au 1er décembre 2012, dévoile un travail d'une grande richesse graphique qui mêle de manière inédite la BD et le graffiti.
Horfée varie les supports et les techniques de manière à créer du volume et de l'animation : pas de cloisonnement, mais des variations de techniques (marqueurs, crayon gras, acrylique ou spray sur papier, toiles ou plaques d'aluminium) et de motifs (tuyaux, roues, squelettes, trains, arbres,...) qui donnent vie aux oeuvres. Ainsi chaque oeuvre est l'esquisse d'une histoire dont il faut découvrir les éléments de la narration. Horfée est le Créateur qui ordonne un chaos et lui donne vie.
Une exposition passionnante à voir absolument !
Une sérigraphie limitée à 50 exemplaires a été édité en collaboration avec Les Mystères de Paris.
Un catalogue à tirage limité de 500 exemplaires a aussi été édité à cette occasion.
Quelques photos ICI
Pour suivre l'actualité d'Horfée ICI.
SMASH 137
Après deux expositions très remarquées en France, à la galerie Celal et à la Montana Gallery de Montpellier, l'artiste suisseSMASH 137 expose à la galerie Brugier-Rigail du 26 octobre au 06 novembre 2012 de toutes nouvelles oeuvres ainsi qu'une sérigraphie sur plaque d'aluminium tirée à 30 exemplaires réhaussés à la bombe.
Les oeuvres présentées, certaines de très grand format, sont vraiment représentatives du travail de SMASH 137 : équilibre parfait entre les lignes de forces et dans le choix des couleurs. Un travail qui semble encore avoir gagné en maîtrise dans l'appropriation de l'espace. En effet, il ressort de ses nouvelles oeuvres l'expression d'une maturité esthétique.
Une exposition à ne pas manquer d'un artiste issu du graffiti qui explore avec un temps d'avance l'abstraction contemporaine.
Quelques photos ICI
STEN & LEX
Le duo italien Sten & Lex investit la galerie Magda Danysz du 18 octobre au 10 novembre 2012 et propose des oeuvres aux découpes de plus en plus précises qui manifestent une extrême finesse technique.
Quelques photos ICI
GROUP SHOW "21 X 29,7"
La galerie de Roussan présente du 13 septembre au 03 novembre 2012 "Exposition 21 x 29,7" une exposition collective sous le commissariat de Jean-Jacques LEBEL et Nabila MOKRANI qui ont demandé à une quarantaine d'artistes (dont Errò, Jean-Jacques LEBEL, Frédéric LEGLISE, RERO, ...) de créer ou montrer une pièce dont la seule contrainte est le format.
Frédéric LEGLISE y présente, en dyptique avec Jean-Jacques LEBEL, une oeuvre commémorative de l'actrice Viviane Romance, célèbre en son temps pour avoir interprété des rôles de femmes dévorées par la passion. Avec subtilité, Frédéric LEGLISE peint le symbole de la femme française telle qu'elle est rêvée à travers le cinéma. Les deux oeuvres se répondent par la nudité et la sensualité. Invité par Jean-Jacques LEBEL dont on avait pu découvrir l'univers érotique empreint de surréalisme lors de l'exposition "soulèvements" à la Maison Rouge, Frédéric LEGLISE répond à cet esprit provocateur par une oeuvre tout aussi suggestive.
Quelques photos ICI
PAPER PARTY
La galerie Franck Le Feuvre présente du 18 au 28 octobre une exposition collective rassemblant une quinzaine d'artistes dont Alëxone Dizac, Invader, Ella & Pitr, Horfee, Mist, ... qui ont été invités à réaliser des oeuvres sur papier.
Galerie photo ICI
SUR PAPIER
SUR PAPIER est une exposition collective proposée par laGalerie CELAL du 03 au 20 octobre 2012 qui présente des oeuvres de Nassyo, Psyckoze, Katre, Popay, Nasty, Antoine Gamard, Serge Kliaving, Smash137, Reso, Jana&JS, Pro176 et Stéphane Moscato.
Les oeuvres sur papier de Nassyo sur les thèmes de la mémoire, des tentations, du rêve, sont inspirées de la vie de l'artiste. Ces pièces aux multiples techniques (feutre, crayon, peinture, ...) sont chargées d'émotion et ont fait la joie des collectionneurs.
Les pochoirs sur plans et partitions de musique de Jana und JS ouvrent une réflexion sur la notion de construction et d'enfermement ainsi que sur le rapport entre le squelette d'un bâtiment ou d'un morceau de musique et le squelette humain.
Quelques photos ICI
RERO
La galerie OPENSPACE-PARIS présente du 29 septembre au 11 octobre 2012 une exposition de tirages d'art et de sérigraphies réhaussées à la main de l'artiste urbain RERO.
L'artsite RERO, conu pour explorer son principe de "l'image négation" dans les friches industrielles et autres lieux abandonnés, investit aussi avec beaucoup d'engagement l'espace urbain : réalisation d'un immense "DEGAGE" barré dans le XIIIème arrondissement de Paris sur l'invitation de Mehdi Ben Cheikh directeur de la galerie Itinerrance, ou inscription d'un immense "PARADIGME" barré sur la façade des ateliers d'artistes de La Jarry menacés de fermeture.
RERO nous surprend à présent avec des installations typographiques en pleine nature sur le vieux chemin d'Arles menant à Saint Remy de Provence sur l'invitation de la plateforme de création culturelle Envrac : NATURE MORTE / STILL LIFE.
Les magnifiques sérigraphies de tirages photographiques que présente l'Openspace sont le souvenir de cette performance : les mots en reliefs se détachent sur des paysages naturels d'une extrème pureté et le texte brut s'intègre au paysage avec une grande force poétique.
ERNEST PIGNON-ERNEST
L'OPENSPACE-PARIS, nouvel espace d'art contemporain de la capitale présente une exposition de l'artiste Ernest PIGNON-ERNEST du 22 au 27 septembre 2012.
FABIEN VERSCHAERE
Pour leur première collaboration, l'artiste Fabien Verschaere et la Galerie Brugier-Rigail proposent une édition atypique de sérigraphies couleur réhaussées à la main par l'artiste sur une plaque d'acier Corten©.
Exposition du 21 au 23 septembre 2012.
BORIS TELLEGEN
Du 13 septembre au 03 novembre 2012, la Backslash Galleryprésente "Surface" la première exposition personnelle de l'artiste néerlandais Boris Tellegen aka DELTA.
Quelques photos ICI
SOPHIE CALLE "POUR LA DERNIÈRE ET POUR LA PREMIÈRE FOIS"
La nouvelle exposition de l'artiste conceptuelle et photographe Sophie CALLE, "Pour la dernière et pour la première fois" est présentée à la Galerie Perrotin du 08 septembre au 27 octobre 2012.
"Voir la mer" (2011) : une dizaine de films qui donnent à voir la réaction d'habitants d'Istanbul qui voient la mer pour la première fois.
"La dernière image" (2010) : ensemble constitué de textes et photos qui relatent la dernière image vue par des personnes qui sont devenues aveugles.
Sophie Calle, après ses rituels d'anniversaires ou ses filatures, nous fait partager une fois de plus sa vision de la vie en associant la photographie et la vidéo avec le texte : vision parfois brutale mais toujours efficace.
VIDEO SHOW ERWIN OLAF, SAMUEL ROUSSEAU & YANG YONGLIANG
La galerie Magda Danysz présente du 08 septembre au 06 octobre une exposition entièrement consacrée à l'art vidéo.
A travers les oeuvres de trois artistes : Erwin OLAF, Samuel ROUSSEAU et Yang YONGLIANG, l'exposition pose la question de la mise en scène et de la construction architecturale dans l'art vidéo.
L'oeuvre d'Erwin OLAF, "Séparation", nous présente l'histoire silencieuse d'une famille dans son quotidien. L'esthétisme des décors et des vêtements des personnages nous plonge dans une intimité hypnotique et embarrassante.
Les oeuvres de Samuel ROUSSEAU intègrent dans l'écran des objets du quotidien (pneus, médicaments) d'où semble surgir l'image vidéo.
Les villes fantasmées de Yang YONGLIANG nous fascinent par la multitude de détails dont l'esthétisme nous rapproche de la peinture : une nature de rêve constituée de montagnes et de cascades s'érige au milieu d'un urbanisme ultra-envahissant.
TOMEK / SKUBE
"Pour la gloire" présente TOMEK et SKUBE à l'espace jour et nuit, 61 rue Saint Charles Paris XV du 02 au 09 septembre 2012.
Quelques photos ICI
GLC + FX1 J'M TNM
Du 1er juillet au 31 août 2012, les artistes GLC et FX1 exposent leurs toiles au restaurant Chez Yin, 06 rue Lamarck, Paris XVIII.
C'est l'occasion de voir les dernières oeuvres sur toile de GLC, de magnifiques pochoirs mettant en scène Alice au pays des graffitis où, aérosol en main, elle rend hommage au graffeur Badypnoz, mais aussi les insectes mutants de FX1 évoluant dans des mondes colorés, reflet de notre société de production.
Galerie photo de l'exposition J'M TNM
© 2012 VALDAN
NASSYO SKULL SERIES @ WRUNG STORE
Du 18 mai au 10 juin 2012, l'artiste NASSYO présente ses "Skull séries" à la boutique Wrung Store de Paris.
Le soir du vernissage nous avons assisté à un live painting de l'artiste à l'aérographe. Plusieurs oeuvres sur papier et toiles étaient disponibles ainsi que des sérigraphies à l'ambiance très urbaine composées de tous les accessoires emblématiques de la culture hip-hop portés par des skulls (lunettes de soleil, casquette, baladeurs et casques).
Les compositions de l'artiste Nassyo sont avant tout musicales et si elles nous paraissent très contemporaines, elles célèbrent pourtant la culture graffiti depuis ses origines : une profusion de détails, un "virus graphique" pour reprendre les mots de l'artiste, dans lesquels on retrouve toujours les lettres du writer Nassyo.
Galerie photo NASSYO SKULL SERIES @ WRUNG STORE
© 2012 VALDAN


